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Urgence 117

Vidéosurveillance : ce que dit la loi

Une caméra peut dissuader, mais elle filme des personnes. Les règles du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) pour les particuliers.

Dès que les personnes filmées sont reconnaissables, la vidéosurveillance d’un particulier est soumise à la loi fédérale sur la protection des données, rappelle le PFPDT. Les personnes concernées disposent d’un droit d’accès aux images (art. 25 LPD) et peuvent agir en justice ; l’article 28 du Code civil (protection de la personnalité) s’applique aussi.

Les six règles à respecter

  1. Un motif légitime. L’exploitation d’une caméra doit être justifiée ; la protection des personnes ou des biens contre un cambriolage en est un exemple courant.
  2. Uniquement votre terrain. La zone filmée doit se limiter à votre propriété : ni la parcelle voisine, ni l’espace public comme le trottoir.
  3. La proportionnalité. La surveillance doit être adaptée et proportionnée. On ne collecte que les données nécessaires, et une mesure moins intrusive (meilleure serrure, éclairage) est préférable si elle suffit.
  4. Un panneau visible. Les personnes doivent être informées avant d’entrer dans le champ de la caméra, par un panneau bien visible indiquant, si ce n’est pas évident, qui est responsable.
  5. Une conservation courte. Les images ne sont gardées que le temps nécessaire, en règle générale 24 heures.
  6. Un accès restreint. Le moins de personnes possible doivent pouvoir consulter les images en direct ou enregistrées.
Et si la caméra filme un cambriolage ?
Remettez les images à la police. Le PFPDT rappelle qu’une publication des images n’est possible qu’avec l’accord préalable des personnes filmées, et que diffuser en ligne des images pour identifier ou clouer au pilori des suspects est illicite. C’est aussi pourquoi les signalements de StopCambriolage n’acceptent ni photo ni description de personnes.

Immeubles, employés : cas particuliers

Dans un immeuble en propriété par étages ou locatif, les parties communes concernent tous les habitants : parlez-en à l’administration ou à la gérance avant toute installation. Pour les employés (aide de ménage, par exemple), le droit du travail s’applique et la surveillance permanente des postes de travail est en principe interdite, selon le PFPDT.

Questions fréquentes

Ai-je le droit d’installer une caméra chez moi ?

Oui, si la surveillance est justifiée (protection des personnes ou des biens), proportionnée et limitée à votre propre terrain, selon le PFPDT. Les personnes filmées doivent être informées par un panneau bien visible.

Puis-je filmer le trottoir ou le jardin du voisin ?

Non. Le PFPDT précise que ni la propriété voisine ni l’espace public, par exemple le trottoir, ne peuvent être filmés.

Combien de temps garder les images ?

Seulement le temps nécessaire au but poursuivi, en règle générale 24 heures selon le PFPDT.

Puis-je publier la vidéo d’un cambrioleur sur les réseaux sociaux ?

Non. Les images d’une infraction doivent être remises aux autorités de poursuite pénale. Les publier en ligne pour identifier ou dénoncer des suspects n’est pas autorisé, rappelle le PFPDT.

Source

Cette page résume des règles générales ; elle ne remplace pas un conseil juridique.

Une installation conforme

Un installateur de votre région vous conseille sur l’emplacement et le réglage des caméras.

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